Denis Levaillant
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Electro

Les voyages transharmonique de Mr. Subtone 2006

Pièce de concert électroacoustique

Dix-huit séquences d'environ 2'30 sont mixÈes de manière aléatoire deux à deux : le temps de la performance n'est pas défini. Il s'agit d'une expérience sur la sensation d'étirement du temps, comme un effet de boucle sans jamais de retour. Très très étrange !


ElectroSpacePiano 2003

Pièce de concert pour piano, sons de piano numérisés et dispositif temps réel- 22'.

Extrait

20ans après ...... ( Piano transit 1983 )

ElectroSpacePiano donne à entendre un piano-matière, source de mouvements énergétiques naturels: les accords deviennent des pierres, les suraigus des ruissellements, les traits à deux mains les mouvements des marées, les graves des éboulements. L 'électro est dans le pianisme, logé dans le jeu, et l'instrument est emporté par ses proliférations. Les techniques numériques actuelles permettent cette vivacité de réaction et de fusion.

D.L.


Drama Symphony 1994/1995

Pièce de concert électroacoustique (musique symphonique concrète), 28'30".

Extrait 1 - Extrait 2 - Extrait 3

In memoriam Edgar Varèse

Six mouvements de quatre minutes chacun, enchaînés deux à deux :

1. La découverte du mystère (poco andante)

2. La menace d'une folie (presto).

3. L'étendue intérieure (largo)

4. Carnaval nocturne (allegro).

5. Danse solennelle (adagio).

6. Final tragique (moderato).


Les sons d'origine de Drama Symphony sont des extraits de ma pièce pour orchestre Les Couleurs de la parole, échantillonnés, puis traités et mixés comme des matières concrètes. Aujourd'hui l'aller et retour entre l'écriture instrumentale et le travail en studio est pour moi extrêmement fécond. Car si je n'oublie pas que l'expression musicale m'a été donnée par l'instrument, je n'oublie pas non plus l'écriture par le son, qui fut finalement inventée ici, au GRM. Le mélange de ces techniques de composition crée une sorte d'orchestre virtuel, qui tout en ayant l'expression des instruments connus, aurait une constante présence, une mise en place rythmique sans la moindre faille, un équilibre de plans idéal, une dynamique inouïe, et la capacité de jouer des sons continus a tutti sans le moindre effort.

Si je suis toujours rebelle à la pensée dominante de la musique contemporaine, qui transforme la musique en objet d'étude scientifique, je suis par contre un utilisateur gourmand de procédures scientifiques permettant de capter plus loin le poétique, et les traitements numériques du son font partie de mon univers compositionnel (au même titre que les images virtuelles font partie aujourd'hui de notre imaginaire commun). Cet "intermonde", cet orchestre hybride, entre le symphonique connu et un son nouveau, j'avoue qu'il me fascine, et parfois m'effraie, comme cet espace entre le réel et le virtuel dans lequel nous commençons à vivre

Le contenu descriptif de Drama Symphony m'a été donné par les archétypes de la musique d'illustration, dont le "drama" est un genre moderne, et qui recouvre aussi bien le sentiment de la violence, du suspense, de la découverte, du mystère, que la description de l'introspection et de la réminiscence - toutes situations décrites dans la production vernaculaire avec force synthétiseurs et boîtes à rythmes.

Tout au long de ce travail, j'ai pensé à Edgar Varèse et à son utopie symphonique, et c'est pourquoi cette oeuvre est dédiée à sa mémoire.

Denis Levaillant

11.06.1995


Eloge de l'eau 1985/1986

Pièce de concert électroacoustique, 25'30".


Eloge du zarb 1984

Pièce de concert électroacoustique, 5'30.

Extrait


Piano transit 1983

Pièce de concert pour piano et électroacoustique (sons de piano numérisés et traités), 18'.

Extrait 1 - Extrait 2 - Extrait 3

Piano transit, c'est un piano concertant, projetant des images, dialoguant avec elles, plongeant l'auditeur dans un immense piano, amenant son oreille tout près de la table d'harmonie, dans l'intimité de l'instrument. Les sons ont été traités avec les premiers algorithmes numériques du fameux «studio 123» développés à l'époque par Bénédict Maillard et Yann Geslin au GRM, et Jean-Pierre Morkerken avait inventé pour la création un système original de diffusion du son. Merci à eux, rétrospectivement, car ces séquences n'ont rien perdu ni de leur efficacité, ni de leur expressivité. A l'époque, je formulais le rêve d'un piano nouveau, hybride, couplé à l'ordinateur. Nous n'en sommes plus très loin aujourd'hui.

DL, 2003


Indiscrétions

1982

Musique d'environnement, bande électroacoustique, en collaboration avec Daniel Deshays, 20'.